| Weird hits, two covers & a love song |
![]() D'un fantasme pressenti sur l'album "Drum Major !" sorti en 2005, Rubin Steiner a (enfin) enregistré un disque rock, écho à ses premières amours musicales et rappel évidement de l'énergie dévastatrice des centaines de concerts donnés ces trois dernières années avec son Neue Band. Le groupe (composé pour la tournée 2008 de Sylvestre Perrusson à la basse, Stéphane Charasse à la batterie, Olivier Claveau à la guitare, Lionel Laquerière au synthé et à la guitare, Rubin Steiner à la guitare, au chant et au synthé) après avoir silloné les salles et festivals de France et d'Europe pendant 3 ans prépare actuellement un nouveau show qui s'annonce électrique. Si Rubin Steiner n'a pas utilisé de samples comme matière première pour la composition de ce cinquième album, il a également laissé de côté ses techniques de découpage foutraque de "musicien électronique". Enregistré à la maison comme d'habitude, et avec ses complices du Neue Band, "Weird hits, two covers & a love song" est un album rock direct et dansant, faisant part belle aux guitares, à la basse, à la batterie et surtout aux synthés vintage. Ce disque est donc un tournant radical dans sa discographie, peut-être est-ce tout simplement son vrai visage que nous montre Rubin Steiner aujourd'hui : délibérément sans artifice, et souvent enregistrés en une seule prise, ces nouveaux titres accrochent l'oreille dès la première écoute et plongent l'auditeur dans l'univers unique du bonhomme qui prend enfin le micro pour raconter ses histoires de musique passionnées. Le titre de l'album, évocateur, n'est pas menteur. Il s'agit bel et bien de "Weird Hits", des tubes bizarres, qu'on s'imagine déjà reprendre en choeur le poing levé (Another Record Story), qui convoquent les grandes heures du Krautrock (Hope to see you at Total Heaven, 1974) ou du disco-punk le plus actuel (Take Your Time, Kiss Richard, For Sloy). Les deux reprises (les fameuses "two covers" du titre de l'album) résument le talent de Rubin Steiner à s'approprier deux de ses chansons favorites (A Hit de Smog et Warm Leatherette de The Normal) jusqu'à en faire oublier les versions originales. Pour la "love song", c'est en duo qu'il chante Can You, avec Mme Douze, elle-même déjà responsable du merveilleux Que bonita es la vida sur l'album précédent. Rubin Steiner tourne donc la page de l'electro-jazz-hip-hop qui l'avait fait connaître et nous fait écouter sur disque en 2008 ce qu'il nous montrait depuis plus de 5 ans sur scène et lors de ses Dj sets explosifs : un véritable punk du dance-floor ! |